mercredi 31 octobre 2007

Travaux Artistes

Rudolf Stingel



Kent Hernicksen



Claude Closky
Sans titre (de 1 à 65) est un papier peint réalisé sous forme d’autocollants, dont le motif est un point numéroté. Pour l’installer, il suffit d’appliquer les autocollants sur le mur, selon la disposition que l’on souhaite. A l’inverse d’un papier peint traditionnel, sa pose ne se fait pas en fonction de son motif mais de la surface sur laquelle il est collé.












Biennale de venise






Philippe Faure








Philippe Faure

Plasticien

E-mail : atelier.base@numericable.fr

Philippe Faure peint du papier peint. Ces larges arabesques ne nous sont pas étrangères. Elles représentent un code visuel saturé, vu et revu. Pourquoi faire devenir tableau ce motif désuet qui n’occupe ordinairement que le fond de la scène ?

Le motif est chargé ; Très chargé. Par l’abondance décorative un peu étouffante de la fin des années 70. Par ce qu’il nous dit de nous-même. Motif d’un souvenir d’enfance qui ornait le très conventionnel salon familial, il peut être pour d’autres celui d’un hôtel médiocre qui a abrité une étreinte fugace. Il fait partie de nos vies à tous et à chacun. Le papier peint se répète à l’infini et nous enserre comme les alvéoles de la ruche. Il nous voit quand on ne le voit plus. Il nous voit nu, dévoilé, repu et fatigué lorsque l’on ouvre un œil après l’amour et l’on se demande ce que l’on fait là. Il partage notre intimité « présentable » devant l’autre. Le papier peint nous saisit dans ce qui fait notre force et notre misère : notre immense solitude. Et le motif tournoie autour de notre corps replié sur le lit. Jusqu’à l’écoeurement.

Le papier peint est le décor inaltérable de ce passage intime. Celui qui nous rattache à l’enfance, à ses ambiances, à ces odeurs. Celui qui nous rattache au couloir de cet hôtel de province où s’alignent les portes comme autant de passages vers l’inconnu. On est alors comme l’enfant au tricycle dans Shining, on a envie de découverte et l’on est terrorisé à l’idée qu’elle advienne vraiment. Quand le passage devient inquiétant et le rythme hystérique, les motifs du papier peint de transforme en chimères, en ombres grandissantes, en une forêt qui gronde et s’apprête à nous dévorer.

On se réveille en sursaut, angoissé, transpirant, haletant. On a envie de vomir et de pleurer. On regarde le papier peint. Son motif se dessine en creux et en plein, comme lové sur lui-même. La régularité de son rythme apaise le souffle. Son décor est toujours le même et le testera indéfiniment. Il reste en place alors que tout bouge autour de nous. On peut se rendormir, on est enfin rentré à la maison après ce long voyage qui mène de soi à soi-même.

Sarah Lapoutge

Une vidéo de 7 minutes est présentée en boucle dans un cadre ovale laqué noir.
Une vidéo de 7 minutes est présentée en boucle dans un cadre ovale laqué noir.

Les créatures multijambes de Philippe Faure sont évocatrices des compositions photomontées de Pierre Molinier. Faure n’utilise ni ciseaux ni internégatifs, il exécute ses photomontages avec les outils numériques. Son esthétique « pornokitsch » puise dans les registres classiques de l’erotisme : talons aiguilles surdimensionnés, bas résille. La toile de fond de ses installations et ses motifs « médaillon » évoquent la toile de jouy du paravent de Molinier. Autre point commun avec le Chaman, un fauteuil Louis XV fait partie de ses installations. Les œuvres de Faure, c’est un peu Pierre Molinier qui rencontre Jeff Konns. Les modèles de Faure, en provenance de sites Internet érotiques ou pornographiques, sont interchangeables, ses installations évoquent autant le boudoir que le peep-show, les « love hotels » de Tokyo ou les vitrines baignées de lumière au néon des prostituées hollandaises.

Mike Yve

Commissaire de l’exposition Pierre Molinier ‘’Jeux de Miroirs’’ du musée des Beaux-Arts de Bordeaux.

(Extrait du catalogue de l’exposition)

Titre : B.A.S. ( Bourgeoise A Satisfaire ) Installation comprenant fauteuil de style louis XV, papier peint, 120 photographies numériques marouflées sur plaque d’aluminium découpée au laser, néons fluo, menottes et strass, plumeau d’autruche, collier de perles, écran vidéo.





Samuel Rousseau


Samuel Rousseau/ papiers peints numériques

Dernière initiative de la très en vogue équipe de Numeriscausa - chargée de la production d'expositions dédiées aux arts numériques - « Natural / Digital » nous questionne sur notre rapport à la nature après l'inscription des savoir-faire technologiques dans le champ de l'art.
L'Histoire de l'art est marquée par de constants retours à la nature. Exacerbée au 19ème siècle - notamment par les Romantiques et les Impressionnistes - puis ponctuellement célébrée par quelques grands noms - tels qu'Henri Matisse et Andy Warhol - elle tombe plus ou moins en désuétude avec la postmodernité. A l'aube du troisième millénaire, quelques créateurs s'y attachent à nouveau ; ils ne la copient plus qu'occasionnellement et se lancent plutôt dans la conception de « supports de vie » artificiels, essentiellement floraux. Quelques uns produisent des œuvres décoratives, certains nous permettent de dompter la végétation, d'autres enfin préfèrent exploiter les nouvelles possibilités des technosciences pour régir de véritables microcosmes virtuels.

Des motifs décoratifs vivants
Dans la première salle, le jeune plasticien grenoblois Samuel Rousseau projette sur un pan de mur d'étranges patterns animés, d'hypnotiques tourbillons floraux aux teintes pop (cycle de 20 min - extrait online chez Art-Netart qui a co-produit l'oeuvre ndlr). Comme à son accoutumée, l'artiste ne perturbe que très peu le lieu, s'y plie même (il découpe son cadre de projection en fonction des boiseries) et tente d'opérer un rajout poétique. Conçu pour potentiellement s'infiltrer dans toutes les sphères (même les plus anodines), nous imaginons sans difficulté ce papier peint électronique orner les cimaises d'une institution muséale ou les murs du salon d'un particulier branché. En quelque sorte, la vidéo prend ici la place de la peinture et insuffle une nouvelle vie au lieu.

http://www.fluctuat.net/2540-Natural-Digital-Biche-de-Bere-Gallery






Nicolas Guillet, vit et travaille à paris


expo C6, Saint Etienne 2004







Jean-marie hegoburu, vit et travail à Marseille, travaux "in situ"
Lien: http://jmhego.blogspot.com





2 commentaires:

Unknown a dit…

excellent Philippe Fauere ! allez voir son site www.bourgeoiseasatisfaire.com : son papier peint se vend !

Unknown a dit…

bravo à Philippe Faure : son site : bourgeoiseasatisfaire.com